Vous n'êtes pas connecté.
Si je ne me trompe pas, le Stade Rennais FC va donc devenir la deuxième équipe avec le plus de saisons dans l’élite, à égalité avec l’AS Saint-Étienne (70) et derrière Marseille (77).
C’est fou, tout de même…
Je suis persuadé que l’immense majorité des amateurs de football français ne l’imagine même pas !
Hors ligne
C’est la raison pour laquelle j’étais pour Nice.
Ce classement est magnifique. Il ne doit cependant pas cacher que Rennes est le champion du ventre mou avec la 9e place au nombre de points additionnés et détient le record de L1 pour le nombre de défaites cumulées et de buts encaissés.
À chaque époque, il est des gens qui ne pensent pas comme tout le monde, c’est à dire qui ne pensent pas comme ceux qui ne pensent pas.
-Marguerite Yourcenar -
Hors ligne
Si je ne me trompe pas, le Stade Rennais FC va donc devenir la deuxième équipe avec le plus de saisons dans l’élite, à égalité avec l’AS Saint-Étienne (70) et derrière Marseille (77).
C’est fou, tout de même…
Je suis persuadé que l’immense majorité des amateurs de football français ne l’imagine même pas !
Tout ça pour 3 coupes de France, pfff, fatigue..
En ligne
Nalaardo a écrit:Si je ne me trompe pas, le Stade Rennais FC va donc devenir la deuxième équipe avec le plus de saisons dans l’élite, à égalité avec l’AS Saint-Étienne (70) et derrière Marseille (77).
C’est fou, tout de même…
Je suis persuadé que l’immense majorité des amateurs de football français ne l’imagine même pas !Tout ça pour 3 coupes de France, pfff, fatigue..
Je te conseil de devenir supporter du QSG, tu aura plein de trophées et tu te sentira puissant.
"De l'audace, encore de l'audace,toujours de l'audace"
Laurent Pokou
Hors ligne
C’est un sujet que j’ai essayé de développer à plusieurs reprises. Soixante-dix saisons passées en première division depuis 1933 (hors période de guerre), pour seulement trois Coupes de France, aucune Coupe de la Ligue et une unique participation à la Ligue des champions malgré trois places de qualification possibles (circonstance particulière Covid, même si une autre nous a été scandaleusement confisquée) : voilà un ratio de réussite incroyablement famélique, sans doute le plus faible d’Europe.
Comment expliquer ce manque de réussite, voire d’ambition ? Le débat est passionnant. Rennes n’a par exemple bénéficié ni d’un véritable bassin industriel ni d’une vocation économique particulièrement marquée alors que la région est pourtant la plus dédiée au football et que le club en a été longtemps l’unique porte-drapeau. Depuis le tournant du siècle, l’objectif a souvent semblé n’être que de maintenir le club en Ligue 1 pour le bonheur des supporteurs, tout en préservant un équilibre financier satisfaisant.
Cependant, ce manque de réussite ou d’ambition ne nous empêche pas d’aimer profondément le Stade rennais. Après tout, l’amour est aveugle !
À chaque époque, il est des gens qui ne pensent pas comme tout le monde, c’est à dire qui ne pensent pas comme ceux qui ne pensent pas.
-Marguerite Yourcenar -
Hors ligne
Moi aussi j'évoque régulièrement ce sujet qui reste un mystère pour moi.
Au moment ou le club s'est interrogé sur son identité, j'espère qu'il a creusé cette anomalie. Malheureusement, comme l'illustre parfaitement Véloce avec sa remarque idiote, ça reste un sujet tabou au Stade Rennais et c'est bien dommage.
En ligne
J'ai l'impression que notre club a systématiquement manqué les grands virages de ce sport :
- la professionnalisation des années 50/60 ;
- la libre circulation des joueurs européens (dit "arrêt Bosman) des années 90 ;
- l'interdiction de financement des clubs professionnels par les collectivités (dite "Loi Buffet) au tournant des années 2000 ;
- l'hyper-financiarisation du secteur depuis, avec l'injection massive de capitaux, d'abord non réglementée et, maintenant, encadrée.
- et, aujourd'hui, la multipropriété (certes critiquable dans l'esprit)
Par manque d'opportunisme, d'anticipation, bref de vision managériale, nous avons suivi, voire subi, ces évolutions majeures. Toujours un train de retard après lequel nous courrons encore.
En bons bretons, la gestion de ce club s'est toujours apparenté à celui d'un patronage de clocher entre paternalisme, coutume, tradition et... naïveté. Ou en "bon père de famile".
Nous n'avons pas compris que le foot n'était pas qu'un sport, mais aussi un business.
Sans doute aura-t-il toujours manqué d'une direction stratège et entreprenante (je ne parle pas de l'actionnariat).
Dernière édition de: Yapadmal (Aujourd'hui 11:01:49)
Hors ligne
Comment expliquer ce manque de réussite, voire d’ambition ? Le débat est passionnant. Rennes n’a par exemple bénéficié ni d’un véritable bassin industriel ni d’une vocation économique particulièrement marquée alors que la région est pourtant la plus dédiée au football et que le club en a été longtemps l’unique porte-drapeau.
Quand il y a eu l'annonce de la création d'un fond j'ai pensé : la solidarité, c'est bien, ça peut apporter au club toutefois le développement du club passe par une ville forte. Et en effet c'est l'économie, les emplois, l'acces aux services, les écoles, les infrastructures, le logement,...
La construction d'un stade pourrait être un plan de developpement important à condition que l'argent profite aux gens du coin et reste ici.
Je m'étais amusé à dire qu'il ne fallait pas construire uniquement un stade mais une cité rouge noire avec des tribunes servant toutes les étapes d'une vie pour l'identification et apporter à la communauté.
Oui, c'est très politique. Mais des multimilliardaires peuvent investir, faire investir dans cette ville, changer la donne avec un garde fou politique qui va dans le sens du bien populaire. Les jacobins semble être une belle œuvre exemple...
Un contexte finalement sympa pour le peu qu nous sommes... Des humains.
Veux encourager EDOUARDO CAMAVeNdre, JEREMise bOKU, FAITOUT MAliA$$e, YAgN GBOH€urO la saison prochaine...
Hors ligne
L'épisode Matic est aussi revelateur, le club est à mon sens comme la ville qui l'héberge, pas loin de la grenouille qui voulait etre un boeuf.
En ligne
La multipropriété comme "grand virage" ou "évolution majeure" 
On en lit des bonnes.
Hors ligne
Le vrai virage manqué c'est le début des années 70 lorsqu'il fallait entretenir l'excellente dynamique qui existait depuis 1958. Le club était alors durablement installé parmi les grands clubs français avec 17 saisons consécutives en D1.
1958 : remontée en D1.
1959 : demi-finale de Coupe de France.
1965 : 4ème de D1 et victoire en Coupe de France.
1966 : 6ème de D1.
1967 : demi-finale de Coupe de France.
1970 : demi-finale de Coupe de France.
1971 : victoire en Coupe de France.
Soit en l'espace de 12 ans, 5 fois dans le dernier carré de la Coupe de France dont 2 trophées pour 2 finales disputées.
Surtout, le club s'était construit une réputation de club spécialiste du beau jeu avec Jean Prouff à sa tête.
Ensuite, entre 1971 et 1999, rien, la traversée du désert ponctuée de 5 descentes et 5 remontées et une demi-finale en 1986.
Que s'est il passé en 1972 ? Pourquoi se séparer de Jean Prouff ? Pourquoi avoir échoué dans la stabilisation du club au plus haut niveau ?
Des clubs comme Nîmes ou Angers brillaient alors sans points forts particuliers, preuve qu'il était possible d'exister. Mais eux aussi avaient fini par péricliter ensuite. La simple loi du sport ?
À l'échelle française, le Stade Rennais s'en sort malgré tout mieux que le Toulouse FC, le Nîmes Olympique, le FC Metz, l'AS Nancy Lorraine, le FC Rouen... pendant que des grandes villes comme Tours, Orléans ou Grenoble n'ont jamais vraiment eu au plus haut niveau un club de football.
EDIT : en me plongeant dans l'histoire du club, je relève qu'il y eut en 74-75 un conflit assez sérieux entre le Président Lemoux et plusieurs joueurs de l'effectif dont R.Keruzoré. La même saison, il y eut aussi la grave blessure de L.Pokou. Rennes, 5ème au soir de la 23eme journée de championnat à la mi-janvier, finit par descendre à l'issue de la saison.
Retour en D2 17 ans après.
Dernière édition de: ritoninho (Aujourd'hui 15:13:01)
"Le problème, ce n'est pas le fait qu'on aille dans le mur ou pas. On va dans le mur ! Le problème, c'est à quelle vitesse on y va, à 50 km/h ou à 5 km/h ?"
Jean-Marc Jancovici, spécialiste du CLIMAT.
Hors ligne
Intéressant. Passé de la 5ème place à la relégation, c'est que l'ambiance au sein du club a du sérieusement se détériorer.
En ligne
[ Généré en 0.128 secondes, 9 requêtes exécutées - Utilisation de la mémoire: 729.02 KiO (Pic : 749.55 KiO) ]