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En quoi serions nous la meilleure formation de joueurs?
C'était ironique car j'ai le sentiment en fait que le football français n'est pas du tout en état de veille, ne cherche pas à remettre en question certains principes de détection, certaines idées de jeu collectif etc...
C'est un vaste sujet en fait.
La formation française est plutôt excellente - en témoigne le nombre extraordinaire de joueurs expatriés - mais très lacunaire dans le sens où sa définition du bon joueur de football est très étroite, c'est à dire trop axée sur le développement des qualités intrinsèques de chaque joueur au détriment de la propension à comprendre le jeu, se fondre dans un moule collectif et contribuer in fine au succès de l'équipe.
Les ballons d'or espagnols se comptent sur les doigts d'une seule main pendant que leurs succès collectifs deviennent systématiques ou presque.
Dernière édition de: ritoninho (Aujourd'hui 15:22:35)
"Le problème, ce n'est pas le fait qu'on aille dans le mur ou pas. On va dans le mur ! Le problème, c'est à quelle vitesse on y va, à 50 km/h ou à 5 km/h ?"
Jean-Marc Jancovici, spécialiste du CLIMAT.
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Je crois qu'on est toujours sur la ligne initiée par Aimée Jacquet, Deschamps vient de là. Zidane aussi.
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A ceci près que Zidane a vu de très près la sensibilité du jeu dont on parle. Alors peut-être que l'arrivée de Zidane sera intéressante à suivre à ce niveau là.
Se paiera t-il le luxe de ne retenir que des joueurs prédisposés pour l'épanouissement du jeu de l'équipe de France ou bien cédera t-il à la pression de ne sélectionner que les meilleurs à chaque poste sans se soucier d'éventuelles incompatibilités ?
Mais j'insiste sur l'idée que le formation française doit identifier les points forts de la formation espagnole et tenter, sur le long terme, de les transposer chez nous.
Si les joueurs français pouvaient conserver toutes leurs qualités déjà existantes tout en y ajoutant la dimension invisible du collectif, la France serait injouable.
Dernière édition de: ritoninho (Aujourd'hui 15:39:13)
"Le problème, ce n'est pas le fait qu'on aille dans le mur ou pas. On va dans le mur ! Le problème, c'est à quelle vitesse on y va, à 50 km/h ou à 5 km/h ?"
Jean-Marc Jancovici, spécialiste du CLIMAT.
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Mais j'insiste sur l'idée que le formation française doit identifier les points forts de la formation espagnole et tenter, sur le long terme, de les transposer chez nous.
Je suis d’accord sur le principe, mais pas du tout sur ce point. On doit surtout réinventer notre propre jeu, et c’est une question de culture et de construction sur la durée avec les formateurs, avec les clubs, avec la fédération, avec les équipes de jeunes…
On ne doit pas essayer de copier ce que font les espagnols, les allemands, les anglais ou les italiens (surtout pas les italiens), on doit définir le jeu qui est le notre. Le fait est, comme le disait Petit Jean, que l’on vit toujours sur l’héritage d’Aimé Jacquet : pragmatisme extrême, approche tactique basique, on aligne nos meilleurs joueurs et on voit ce que cela donnera.
Le tout, avec quelques unes des meilleures générations de joueurs de l’histoire du foot. Forcement, ca marche quelquefois, mais on a aussi connu une sacrée traversée du désert entre 2006 et 2016…
La, on est vraiment entre deux eaux, on a une transition qui a déjà commence depuis un moment vu que l’on n’a plus des mecs comme Pogba ou Griezmann (qui auraient pu servir sur ce tournoi), on a des cadres qui sont toujours parmi les meilleurs joueurs du monde mais qui ne surprennent plus personne, et on n’a juste pas de vraie identité collective.
Il va falloir a un moment définir ce que l’on veut être : la puissance collective froide et inarrêtable des Bleus de Jacquet, le football de feu et de folie des Bleus de Hidalgo, ou un autre style, totalement différent, qui deviendra celui des Bleus de Zidane (ou d’après)
Ou alors on continue à être cette équipe incroyablement excitante et incroyablement frustrante, qui est favorite avant chaque tournoi mais est incapable de s’en sortir quand on lui offre un vrai challenge tactique… et on sera l’Espagne de la fin des années 90.
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Dani Olmo c'est une énigme ce joueur, il a une carrière relativement discrète en club. Mais en sélection quel joueur exceptionnel, je me régale de le voir jouer à chaque fois.
Le constat est souvent le même avec l'EDF, dès que le niveau s'élève ça devient très compliqué pour Deschamps. On s'est fait bouffer au milieu et effectivement comme ça a été dit, ça serait bien de s'attarder sur la formation de nos milieux qui est médiocre. Quand on voit que les 2 milieux emblématiques de l'ère Deschamps, c'est à dire Pogba et Griezmann, ont tous les deux fini leur formation à l'étranger...
Dani Olmo est le symbole de la défaite tactique de l'EDF. Il a passé son match à se balader entre les lignes. Il était totalement libre de ses mouvements. Quelle grave erreur.
Pour moi, les médias nous ont vus trop beaux, et à raison, on a de quoi faire deux ou trois onzes extrêmement compétitifs pour cette CDM. Mais le fait est que tous les matchs jusqu'alors n'ont pas montré un grand football ; les victoires se sont reposées sur des performances individuelles plus que collectives. Ça passe contre les petites équipes, mais contre les grosses, non.
DD a composé une équipe avec des joueurs qui ont fait une saison extraordinaire, et d'autres qui sont beaucoup plus contestables mais qu'il considère comme des piliers de l'EDF, le liant de cette équipe. Ce sont des choix qui lui sont reprochés à présent, chacun se fera son avis là-dessus. Pour moi, la plus grosse erreur c'est d'avoir aligné peu ou prou la même équipe tout au long du tournoi et de ne pas avoir compris que le milieu espagnol nous était supérieur et qu'il fallait changer de tactique. Quitte à bétonner en passant en 4-4-2 avec deux joueurs de vitesse devant, quitte à titulariser Mateta et balancer de longs ballons qui auraient bien embêté la défense espagnole.
DD est sans doute l'entraîneur le plus performant de tous les temps mais il faut bien avouer qu'il est bien aidé par un effectif absolument exceptionnel depuis plusieurs années. Et on peut s'interroger sur sa contribution réelle à cette performance.
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Individuellement, la France forme sans doute beaucoup de très bons joueurs. La preuve est que beaucoup se font recrutés par des clubs étrangers, et dans plusieurs championnats majeurs. Et c’est peut-être un écueil justement qui pousse les formations à sélectionner des joueurs à fort potentiel individuels pour capitaliser dessus (car l’économie du football FR s’est construite beaucoup ses dernières décennies là dessus faute de pouvoir rivaliser autrement), et donc on est moins sûr une culture collective de jeu de qualité mais plus sur une somme individuelle de joueurs de qualité.
Et en ça je rejoins rito sur le travail de fond nécessaire à mener pour évoluer, mais je crains que ça ne soit bien trop structurel pour se lancer là dedans.
Hopla!
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